Marseillan Bien Thau

23 mai 2012

Il l'a dit et il a fait le contraire (encore et toujours)

Vous avez été nombreux à vous élever contre la prise en charge des frais de justice d’un élu (à savoir l’adjoint à l’urbanisme) contre un autre élu (à savoir moi) pour une querelle que vous considérez (je vous cite) comme « personnelle », alors que « les indemnités des adjoints ont augmenté de 30% », augmentation justifiée par Yves Michel à l’époque par quelque chose comme « il n’y aura plus de prise en charge de frais annexes désormais ».

Nous faisons maintenant intervenir à la barre un Marseillanais qui abonde pleinement dans votre sens, amis lecteurs. Laissons-le parler :

« Une plainte en diffamation à été déposée contre notre association … Rien de diffamant à nos yeux, mais une simple constatation de faits … En décidant d’éditer une lettre d’information, nous voulions apporter notre vision et nos commentaires sur la gestion communale de notre cité. Or il semble que la vérité dérange. La liberté d’expression reste l’ultime bouclier de nos démocraties. Nous continuerons à préserver ce droit précieux, malgré le mépris dont certains font preuve ». « Souhaitons que le maire ne laisse pas à la charge des contribuables les indemnités demandées pour couvrir les frais de procédure, et qu’il saura les imputer sur les indemnités de ses propres élus ».

Mais qui est donc ce chevalier blanc qui met la liberté d’expression au dessus de tout et qui demande que les élus soient sanctionnés sur leurs indemnités en cas de procédure abusive ?

Ce chevalier blanc n’est autre que …. Yves Michel !!!!! Dans, encore et toujours, son journal « Le Petit Marseillanais », du temps où il était dans l’opposition !!!!

Ces paragraphes sont issus des numéros 3 de janvier 2002 et du numéro 11 de mai 2004. Pour la petite histoire, Yves avait été attaqué en 2002 par son futur numéro 2 des services pour diffamation. En ce qui concerne 2004, le futur maire avait demandé 1200 euros de dommages et intérêts au tribunal à titre personnel (prière de ne pas rigoler !!!!) parce que le budget 2004 n’était selon lui pas sincère (quel rapport ?). Le juge l’avait envoyé bouler …(1)

Je me tiens donc à disposition de notre maire pour me faire rembourser les 3000 euros d’honoraires de mon avocat et déduire des indemnités de son adjoint les frais engagés pour le défendre. Peu de chance toutefois, car une fois de plus, j’ai bien l’impression (je ne sais pas pourquoi) que Yves va encore faire le contraire de ce qu’il a dit …. (2)

 

(1)    A ce jeu-là, nous on pourrait alors demander plusieurs centaines de milliers d’euros, vues les approximations des budgets d’Yves Michel !!!! Le ridicule ne tue pas, on vous l’a déjà dit et on le prouve !!!!

(2) En 2008, un jour où l'équipe d'Yves Michel tractait en ville ses habituelles salades, je me suis approché pour en avoir un exemplaire. La distributrice m'a rétorqué: "Je ne vous en donne pas, monsieur Sauvade, vous allez les mettre à la poubelle!" - "Pas du tout!" Lui ai-je répondu. "Au contraire, je les garde tous bien précieusement, mieux que quiconque, cela me permet ainsi d'avoir la preuve des incohérences de votre candidat".  Comme quoi j'ai pas si mal fait à l'époque. J'en ai ainsi un plein tiroir à ressortir !!!!

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21 mai 2012

Compte rendu du conseil municipal du 10 mai

Avec toute cette actualité politique, on a complètement oublié de vous prévenir qu'il y avait un conseil le 10. Oubli réparé à moitié, car en voici le compte rendu.

Je suis arrivé après la bataille, vers 19H30. Le conseil était alors presque terminé. Le compte rendu que vous allez lire est issu de la plume de Williams Méric et d'André Giron, à l'exception de 3 ou 4 petits commentaires perso que je n'ai pu m'empêcher de rajouter ....

Bonne lecture !!!

Le Ouebmasteure,

David Sauvade

 

 

L’ordre du jour paraissait bien chargé, avec 30 points au menu de ce conseil. Les 15 premiers points concernaient les comptes administratifs des divers budgets de la commune, et c’est sur ceux-là qu’on porté l’essentiel de nos critiques.

Comme toutefois nous avions formulé pas mal d’objections budgétaires lors de la reprise anticipée des comptes de résultats (voir conseil municipal précédent), nous vous ferons grâce des redites, pour nous concentrer sur l’objet de ce soir : l’analyse en détail des comptes de la commune.

Ainsi, nous nous sommes abstenus sur la majorité de ces points, les budgets annexes du lotissement « Le Clos du Stade » ainsi que celui des locations saisonnières  ne faisant pas apparaître de remarques de fond, mis à part que nous les aurions gérés de manière différente, notamment le budget des locations saisonnières..

Seul le budget annexe des ports ainsi que le compte administratif du budget de la ville (le principal budget, où partent nos sous) a été soumis à critiques de notre part.

 

Le budget des ports 2011

Concernant le compte administratif du budget annexe des ports, nous avons été en profond désaccord avec l’équipe Michel, sur la manière d’aborder ce budget. En effet, nous avons fortement critiqué (entre autre) l’abandon du principe d’intérêt général en faveur d’intérêts particuliers ,représentés par une poignée de plaisanciers qui font dorénavant la pluie et le beau temps sur les ports ; Yves Michel comme à son habitude, se contente de les caresser dans le sens du poil pour se montrer à l’écoute.

Il s’agit pour nous d’une grave erreur de gestion imputable à son approche clientéliste de la politique du style : « Vous demandez, vous avez, car moi je vous écoute ». Cependant ce choix est lourd de conséquence pour les finances publiques. Nous avons donc voté contre ce compte administratif.

 

Le budget de la ville 2011

Concernant le compte administratif du budget de la ville, l’échange fut houleux, entre critiques appuyées de notre part et réponses habituelles évasives et ubuesques de notre 1er magistrat. A André Giron la première salve :

André Giron : Vos dépenses d’investissements sont surdimensionnées.[André énumère ensuite les investissements  inscrits au budget mais non réalisés (voir les éléments en annexe de ce compte rendu)]. Vous ne travaillez pas comme vous le devriez en autorisation de programme et en crédit de paiement (1) , vous ne suivez pas votre budget d’investissement correctement, ou tout au moins vous faites croire aux Marseillanais que vous dégagez des excédents d’investissements par votre gestion trompeuse des finances publiques. Votre Budget est insincère.

Yves Michel : Nous avons à nous féliciter de notre gestion qui nous a permis de réaliser 57% de nos investissements cette années(2). Malheureusement nous avons eu des impondérables, car la réalité est toujours différente des prévisions budgétaires. Et puis vous savez que dans les appels d’offres on prévoit toujours plus ! Et les entreprises réduisent leurs coûts pour décrocher les marchés avec la crise. Cela donne entre 10 et 20% de moins à l’arrivée sur les appels d’offres. En plus, certains investissements dépendent du PLU (plan local d’urbanisme). Le PLU peut-être amené à évoluer et certains travaux prévus à ne pas être réalisés à cause de ces évolutions. Le SCOT (schéma de cohérence territoriale) n’étant pas arrêté par la préfecture, car il était prévu de l’être en juillet, mais avec le changement de gouvernement, le préfet peut changer et la décision d’arrêter le SCOT repoussé, cela risque de bloquer certains de nos travaux prévus….  Et puis nous avons eu quelques problèmes techniques qui ne nous ont pas permis de réaliser certains investissements ! » .

Le PLU, le SCoT, rien que des affreux bonhommes à la solde de Williams Méric certainement, et qui empêchent le maire de faire correctement son travail. Bien sûr, rien n’est de sa faute !

 

Williams Méric : Vous vous auto congratulez comme à votre habitude sur votre calamiteuse gestion. Vous sur-dimensionnez vos recettes afin de vous assurer d’un excédent en investissement !!! Mais ce qui est impensable, voire frauduleux, c’est de dégager des excédents en fonctionnement . Comment peut-on prévoir d’embaucher pour tant de millions d’euros de personnel, sachant délibérément que vous n’embauchez pas , et pourquoi prévoir alors des travaux qui ne seront pas réalisés dans l’année ? Cependant ce que vous ne faîtes pas c’est baisser vos recettes, c’est-à-dire baisser les impôts de nos concitoyens car l’argent que vous leur prenez n’est pas dépensé. Vous thésaurisez sur leurs dos !!!. ».

Yves Michel : « Les excédents de fonctionnements sont obligatoires dans un budget vous le savez ! ».

Williams Méric : « D’accord si il s’agit d’une centaines de milliers d’euros, c’est sain. Mais là nous parlons de millions d’euros, c’est ubuesque ! Ce n’est pas une fourchette budgétaire haute que vous nous présentez, mais un râteau ! ».

André Giron : « De plus cet excédent de recette est gagé par la vente éhontée de notre patrimoine ! ».

Yves Michel : « Ce sont nos choix, nous verrons qui aura raison lors des prochaines élections municipales, les Marseillanais décideront alors ! ».

Williams Méric : « Vous êtres le champion des lapalissades. Ce que je sais, c’est que depuis votre élection vous avez augmenté la pression fiscale de 100€ de plus d’impôts par Marseillanais, alors que même pas la moitié des foyers Marseillanais sont imposables, que 47% des Marseillanais sont des retraités. Se faire un matelas d’aisance sur leur dos en vue de futurs investissements électoralistes en dernière ligne droite en 2013 et 2014 [année des élections municipales, NDLR] est scandaleux ! ».

 

 

1)      Les « autorisations de programme / crédits de paiement (ou AP/CP, prononcez apécépé si vous voulez vous la péter auprès de vos amis, mais c’est pas évident à placer dans une discussion, bravo si vous y arrivez) permettent aux élus de « budgéter » sur plusieurs années des travaux se déroulant … sur plusieurs années. Exemple : Yves a prévu la rénovation de l’avenue de la Méditerranée à Marseillan Plage sur 2 ans pour 3 millions d’euros. Normalement, il devrait faire voter (on invente, c’est juste pour expliquer) 1,5 millions de dépenses sur 2012 se prolongeant par 1,5 millions en 2013. Et inscrire par conséquent dans la liste des dépenses : « 1,5 millions pour 2012 et 1,5 millions pour 2013 ». C’est logique, vous feriez pareil avec votre budget perso. Pour Yves, non ! Il dit « je vais dépenser 3 millions, alors j’augmente les impôts et je fais comme si je payais tout en 2012 ». Résultat : les impôts augmentent pour rien et son budget prévisionnel est totalement faux. On dit « insincère » en jargon technique.

 

2)      Yves Michel s’était vanté lors du dernier conseil (son compte rendu officiel en fait foi) d’avoir dépensé 98% des sommes prévues en fonctionnement. On a beau tortiller les chiffres dans tous les sens, nous n’arrivons pas à ce résultat. Le budget primitif 2011 prévoyait ainsi 14,37 millions de dépenses. En réalité elles ont été de 15,44 millions. La différence est de 7,4%, soit 1 million et demi d’euros !!!!. 1,5 millions en plus ou en moins, c’est pas grave pour notre maire, c’est la norme d’erreur admissible, paraît-il, en dessous de laquelle il convient de ne pas chipoter… La preuve, son audit était « indiscutable », puisqu’il ne s’était planté « que » d’un peu plus d’un million en notre défaveur….

 

 

Annexe 1 : l’analyse d’André Giron sur les dépenses réelles d’investissement. Son intervention.

« Le Compte Administratif 2011 de la commune est caractéristique des réalisations réelles de l’année entière.

Il donne la mesure de vos effets d’annonce d’investissements gonflés, reposants sur d’hypothétiques recettes dues à la vente de terrains communaux.

La réalité est celle-ci :

opérations

Crédits ouverts

BP+DM+RAR 2010

Restes à

réaliser au 31/12

Crédits annulés

Bâtiments communaux

1 062 756

102 698

398 247

cimetière

61 300

15 812

22 506

Complexe sportif

50 000

0

49 910

Park de Tabarka

83 691

0

66 119

écoles

185 707

0

183 930

Travaux hydrauliques

44 544

4 544

40 000

Etudes de la crèche

20 000

0

20 000

Equipements divers

362 402

4 925

85 441

véhicules

60 000

0

22 675

Conseil municipal des jeunes

27 867

625

19 500

Terrain nu

200 000

0

161 602

Vidéo surveillance

415 000

365 395

31 113

parkings

717 940

486

186 986

Ilot port de Tabarka

80 000

0

75 873

Avenue de la méditerranée

2 400 000

1 369 180

469 177

……………………..

………..

……….

………

Total des dépenses d’équipement

9 591335

2 403 647

25%

1 950 230

20%

 

Le total des dépenses d’équipement réellement réalisées en 2011 s’élevait à 5 237 447 € soit 55%,

25% restaient à réaliser sur 2012, et 20% ont été purement et simplement annulées.

Votre budget 2011 n’était pas sincère, comme les précédents.

A partir du moment où vous ne voulez pas, pour chacune des opérations d’équipement à cheval sur plusieurs exercices avoir une comptabilité phasée pour chaque année, en « autorisation de programme (AP) et crédits de paiement (CP) », vous êtes condamné à ne réaliser que 55% des équipements prévus au BP.

Mais là, ou il y a abus de gestion de votre part, c’est que le besoin de recettes du Budget Prévisionnel est établi pour équilibrer 100% des dépenses, y compris les dépenses d’équipement. [En clair quand le maire prépare son budget à 9,5 millions d’investissement, il y inclus des hausses d’impôts pour couvrir son budget, même si en réalité il ne dépense « que »5,2 millions NDLR].

Donc vous prélevez trop d’impôts sur le dos des Marseillanais.

On peut conclure, qu’il n’y a aucune visibilité dans vos prévisions budgétaires  2011.

Circonstance aggravante, vos recettes sont aussi « fantaisistes » que vos dépenses, puisque vous annulez 3 020 000 € de produit de cessions non réalisées en 2011.

A quoi cela sert-il d’avoir pris une « assistance annuelle aux service des finances de la commune » pour améliorer, entre autre, le taux de réalisation en fonctionnement et en investissement ?

Cela n’a été d’aucun effet en 2011.

Faut-il attendre 2012 pour voir les premiers effets ?

 

Annexe 2 : la réalité du mandat d’Yves Michel : 2008-2012

Le compte rendu officiel déclare : « M. le Maire considère qu’il faut prendre en compte les chiffres de manière non tronqués et de regarder pour un Marseillanais qui payait 1000 euros d’impôt en 2001, puis en 2008, puis en 2012, quelle est la véritable augmentation ».

Chiche !!!! Justement, rien n’est plus facile grâce aux fameux comptes administratifs, délivrés par Yves Michel lui-même, et qui donnent des ratios par habitant ajusté sur la population. Le calcul est livré tout fait, noir sur blanc !!!!

Produit des impositions directes/ habitant :

2007 : 651,98€ (pour 7109 habitants)

2011 : 772,91€ (pour 7855 habitants)

Soit +20% de plus en 5 ans, soit aussi +121 euros d’impôts de plus par habitant depuis l’élection d’Yves Michel, pour tout le monde, du nourrisson au centenaire !!!! Ainsi une famille de 4 personnes doit-elle débourser 484 euros supplémentaires en moyenne entre sa feuille d’impôts locaux 2007 et sa feuille d’impôts 2011 !!!!

 

Pour la dette publique, c’est la même chose :

2007 : 1997,48€ par habitant

2011 : 2107 € par habitant.

Youpiiii !!! Non seulement Yves Michel augmente les impôts, vend le patrimoine municipal, mais encore se croit-il obligé de creuser la dette de 110 euros par habitant !!! Cette dette, il faudra bien la rembourser un jour, mais ça aussi on s’en fout puisque « enfin, sur l’endettement, M. le Maire souligne que l’importance réside dans la capacité à rembourser ses dettes et non pas sur le volume de la dette » selon le compte rendu officiel. Yves doit penser que le portefeuille des Marseillanais est extensible….

 

Ainsi se termine ce compte rendu. A Bien Thau !!!!

 

Posté par MarseillanThau à 23:43 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
14 mai 2012

La chasse aux élus d'opposition continue (partie 2) David Sauvade au tribunal, suite et fin

Je vous avais déjà raconté il y a plusieurs mois que Joël Lafage, ci-devant adjoint à l’urbanisme, avait déposé plainte contre moi, en tant que webmaster du blog Marseillan Bien Thau, pour un article intitulé « Sur le port, tout est permis ? » paru ici-même en juin 2010.

Vous retrouverez l’intégralité de cet article à l’adresse suivante : http://marseillanthau.canalblog.com/archives/2010/06/09/18214216.html pour vous faire une idée.

Joël Lafage avait alors considéré que les propos tenus étaient « diffamatoires », dans la mesure où ils laissaient supposer (selon lui) que le permis de construire n’avait pas été instruit dans les règles.

Ce qu’il faut savoir, (et je dis cela à l’attention de ceux qui tiennent un blog ou un site ou écrivent sur ceux-ci), c’est que si un juge d’instruction accepte de recevoir la plainte d’une personne que vous aurez un peu trop chatouillé sur Internet, vous tombez immédiatement sous le coup de la loi de 1982 sur l’audiovisuel et c’est l’envoi en correctionnelle avec mise en examen à la clé. En clair : vous êtes soupçonné d’avoir commis un délit, au même titre qu’un voleur de voiture ou un cambrioleur.

Explications : en publiant sur Internet, n’importe qui peut prendre connaissance de vos écrits, que l’on habite à Quimper, Strasbourg ou Tamanrasset. C’est donc une circonstance aggravante.

En clair toujours, si vous ne voulez pas prendre de risques, distribuez la nuit tombée tout ce que vous voulez dans les boîtes aux lettres et là vous serez tranquilles.

Mais ce n’est pas notre genre.

Allez, je vous raconte tout parce que cette affaire est terminée maintenant

 

L’enquête : le suspect est identifié sans difficultés.

En mars 2011, je reçois un coup de fil d’un adjudant de la section de recherche de Montpellier (si, si !!!) qui souhaite m’entendre. Je lui donne rendez-vous à la gendarmerie d’Agde.

Cet adjudant spécialiste de la cybertraque, m’annonce que le juge d’instruction a déclenché une commission rogatoire (si, si !!! bis) auprès de l’hébergeur du site de Marseillan Bien Thau, à savoir Canalblog, afin de le forcer à révéler le nom de l’administrateur du blog, à savoir ma pomme.

Je lui rétorque qu’il a utilisé de bien grands moyens, alors qu’un coup de fil en mairie aurait suffi pour connaître mon domicile et mon numéro de portable, et que de toute façon je ne pouvais être que l’auteur de l’article incriminé, dans la mesure où je suis le seul à posséder les codes d’accès administrateur du site.

Le 30 mai, je me retrouve donc devant le juge d’instruction. L’audition dure 1 heure et demie environ, à la fin de laquelle le juge me signifie ma mise en examen. Me voici donc devenu un criminel en puissance !

Mon avocat m’a expliqué plus tard que, lorsqu’ils sont saisis d’une plainte pour diffamation sur Internet, les juges d’instruction ont pour habitude de tout renvoyer en correctionnelle, charge au juge de statuer….

 

Au tribunal :

Initialement prévu le 10 février, mon procès est reporté pour cause de surcharge des tribunaux le 4 mai (ça m’arrange, le 10 c’était l’anniversaire de mon fils !).

Le 4 mai, accompagné de quelques amis, je me rends au tribunal de Béziers. Dans la salle des pas perdus, épinglée au mur, se trouve la liste des 10 affaires devant être jugées dans la journée. Tout le monde est convoqué à 8 heures 30.

De là, après appel de votre nom, on vous fait entrer dans une salle de 100 mètres carrés environ, avec des bancs en bois style église, au bout de laquelle se trouve la fameuse barre et une grosse estrade sur laquelle siègent le juge d’instruction, le président (pour nous une présidente), le greffier et les deux assesseurs. On trouve un banc sympa et on le squatte, mes copains et moi. Joël Lafage, venu seul, et qui semble t-il goûte peu notre compagnie, en choisit un autre à l’opposé.

D’abord passent les personnes incarcérées, qui arrivent menottées et sous escorte policière. 

A 10 heures, pause pour les premiers délibérés et les sentences tombent : récidive pour conduite en état d’ivresse : 18 mois ferme. Vol avec menace : 10 mois ferme etc…

Puis les autres : capitaine de port insulté en présence d’un huissier : 1300 euros d’amende …

 

C’est mon tour !!!!

A 11 heures 30, Je suis appelé à la barre, avec mon avocat, ainsi que Joël Lafage et le sien (ou plutôt la sienne, c’est une avocate).

Je décline mon identité, la juge me rappelle pourquoi je suis là (au cas où j’aurai oublié) et je lui réaffirme que je suis bien l’unique auteur de l’article incriminé, et que je n’ai pas l’habitude de me cacher.

La juge me demande quel est l’objet du blog « Marseillan Bien Thau ». Je lui explique qu’il a pour objet de retracer la vie politique Marseillanaise, au travers de compte-rendu des conseils municipaux, mais aussi d’articles de fond publiés dans un but pédagogique.

Je l’informe aussi que je suis peiné de me retrouver devant le tribunal pour cette affaire, et que mon but n’était pas de jeter l’opprobre sur Joël Lafage dans un but quelconque de vengeance, mais plutôt de forcer les élus majoritaires à corriger un projet de bar restaurant que je juge boiteux sur le plan administratif, et que je suis bien là dans mon rôle de conseiller municipal.

« Pourquoi avoir cité le nom de Joël Lafage à plusieurs reprises ? » Me demande la juge.

« J’ai cité son nom car il avait accordé le permis de construire, et les documents que j’ai publié portent sa signature, car ce sont des actes publics que n’importe qui peut consulter sur simple demande. En revanche, j’ai effacé le nom du déposant du permis sur les documents postés sur le blog, car c’est une personne privée qui n’a pas a être embêtée pour ces motifs ».

NB : mon avocat m’a fait savoir après les auditions que je n’avais pas compris le sens de la question de la juge. Si j’avais écrit pour résumer « Les élus de la majorité ont accordé illégalement un permis » au lieu de « Joël Lafage a accordé illégalement un permis », la plainte pour diffamation n’aurait pas eu lieu d’être, parce que j’aurais alors visé tout le monde et personne en même temps ! Singularité de la justice ! 

L’avocate de Joëlle Lafage prend alors la parole. Elle soutient que le permis a été délivré dans les règles, avec toutes les autorisations nécessaires et entreprend de le démontrer. La juge l’interrompt alors pour lui signifier que le tribunal n’a pas à statuer sur le fond, mais pour une plainte pour diffamation. L’avocate poursuit en expliquant que j’ai dix ans d’expérience en tant qu’élu et que je suis parfaitement en mesure d’analyser les pièces du fameux permis, et ainsi d’en conclure qu’il est tout à fait correct. Il y a donc bien diffamation, d’autant plus que « Marseillan Bien Thau » n’est pas un blog aux vertus pédagogiques, contrairement à mes affirmations, mais un outil de dénigrement de l’action de la majorité. Et qu’en outre je me suis caché derrière un pseudonyme (« MarseillanThau ») et qu’il a fallu une enquête de gendarmerie pour me débusquer.

Le procureur ne souhaite pas s’exprimer et c’est au tour de mon avocat de plaider, sur un ton beaucoup plus calme.

Il reprend une à une les phrases du blog et donne au juge l’ensemble des pièces justifiant ma bonne foi.

-          La circulaire préfectorale rendant inconstructibles les terrains situés en dessous de la côte NGF de 1,5 mètres,

-          Le plan de coupe du projet de bar restaurant, où l’on voit qu’au moins une partie du projet est au niveau du sable,

-          L’acte de concession du port par l’Etat à la ville et donc qu’il n’est pas sous l’administration directe du maire,

-           La fiche de la DDTM expliquant le rôle du Service des Eaux et Risques et de la Direction des Territoires et de la Mer, les deux organismes qui auraient dû être consultés et qui selon nous ne l’ont pas été, contrairement à ce qu’affirme la partie adverse. 

Bref, tout cela pour dire que j’étais en droit de m’interroger sur l’accord donné à ce permis, au vu des nombreuses zones d’ombre. Et qu’ainsi toutes les phrases écrites sur le blog ont été basées sur des documents officiels de référence. Il n’y a donc pas de volonté de nuire et j’étais dans cette affaire parfaitement dans mon rôle de conseiller municipal. Quant à la signature « MarseillanThau », c’est une signature collective (j’ai effectivement écrit le papier en question, relu et amendé ensuite par les membres du bureau, comme c’est presque toujours le cas) et je n’ai fait aucune difficulté à dire que j’en étais l’auteur.

Rien d’autre n’ayant été ajouté, après une autre affaire le tribunal se retire pour délibérer.

 

Je suis relaxé !!!!

Le jugement est enfin rendu : je suis relaxé, entendu que la bonne foi est retenue et que j’étais bien dans un rôle d’exercice démocratique.

Ouf !!!!

C’est fini ? Et bien oui ! En cas de relaxe, Joël Lafage ne peut faire appel de la décision, du seul ressort du procureur. Et comme le procureur n’a rien requis contre moi, me voilà absous !!!

Reste maintenant à savoir si Yves Michel va demander à Joël Lafage le remboursement des honoraires de son avocat payé par la ville, comme le maire nous l’avait exigé lorsque nous avions perdu un procès autrefois ! (« vous avez perdu, maintenant, remboursez ! » on le cite).Ce serait drôle, mais nous savons tous qu’Yves fait trop souvent le contraire de ce qu’il dit !!!!

Tout aussi drôle (mais c’est moins drôle pour mon portefeuille), c’est qu’à travers mes impôts locaux, j’ai contribué au paiement de l’avocate de Joël Lafage, chargée de plaider contre moi !!!

Moralité bis : Joël Lafage, en portant plainte contre moi et le blog Marseillan Bien Thau, a donné involontairement une plus grande publicité à notre action. Il a perdu, et nos critiques à l’encontre de ce permis de construire accordé sur le sable sont plus que jamais renforcées.

Alors que dans le même temps, on refuse par exemple aux professionnels de l’hôtellerie de plein air la moindre construction technique au motif d’un PPRI.

On ne vous parle même pas des terrains, constructibles il y a quelques mois, et qui ont été subitement déclassés en inconstructibles. Les propriétaires ont vu ainsi du jour au lendemain leurs parcelles passer d’une valeur vénale de 500 euros le m² … à 1 euro !!!! Sans compter ceux (ils sont au moins 3) qui avaient acheté des terrains constructibles au prix fort pour y bâtir leur maison et qui se retrouvent désormais propriétaires de terrains vagues.

Décidément, je ne comprendrais jamais cette municipalité …

 

Blague à part, si un jour vous cherchez un avocat pénaliste, je vous conseille le mien, maître Michaël Corbier, du barreau de Montpellier, il est terrible (un peu de pub pour lui, mais il n’en a pas besoin) !!!!

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07 mai 2012

Résultats du 2ème tour, la suite

5145 électeurs se sont exprimés hier soir, c’est un peu mieux que le 22 avril, où 5050 citoyens avaient glissé un bulletin dans l’urne.

Nous comptons cependant un nombre très élevé (304) de votes « blancs » ou « nuls » (contre 100 il y a 15 jours), vraisemblablement déposés par les électeurs et les électrices de Marine Le Pen et de François Bayrou au 1er tour.

Revenons justement aux résultats du 1er tour :

La gauche avait totalisé 1790 voix le 22 avril (Hollande+ Mélenchon + Arthaud + Poutou + Joly).

Le centre recueillait 274 voix (Bayrou)

La droite arrivait à 1543 voix (Sarkozy + Dupont Aignan)

L’extrême droite cumulait 1347 voix.

On vous fait grâce des 5 voix de l’inclassable Cheminade.

 

Comparons-les au résultat du 2ème tour :

Pour rappel :     François Hollande : 2070 voix

                        Nicolas Sarkozy : 2727 voix

François Hollande a progressé de 280 voix par rapport au total de la gauche au 1er tour.

Nicolas Sarkozy de 1200 voix environ par rapport au total de la droite.

Très clairement donc, les électeurs de l’extrême droite (qui ne se sont pas abstenus ou qui n’ont pas voté blanc ou nul) se sont très majoritairement reportés sur Nicolas Sarkozy.

Nous allons aussi considérer que cette élection est d’un caractère exceptionnel, puisqu’elle a permis de porter au pouvoir un président de gauche, ce qui n’était pas arrivé depuis 1988. La gauche « a fait le plein » lors de cette élection nationale, ce qui conforte notre hypothèse déjà formulée ici : Marseillan est nettement à droite, sur une base de 55/45 environ.

Reste à savoir ce que donnera « le 3ème tour de l’élection présidentielle », à savoir les législatives, pour lesquelles une triangulaire gauche/UMP/FN n’est pas a exclure ….

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06 mai 2012

Un nouveau président ... et les résultats de Marseillan

Voici les résultats officiels et définitifs de Marseillan :

Inscrits : 6262

Votants : 5101

Exprimés : 4797

François Hollande : 2070 voix

Nicolas Sarkozy : 2727 voix.

Soit 56,8 pour Sarko et 43,2% pour Hollande.

Le résultat n'est pas terrible sur Marseillan, mais tant pis je me lache : Youpiiii !!!!! On a gagné !!!!!!!!

 

David Sauvade

 

David Sauvade

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27 avril 2012

La chasse à l'opposition est ouverte!

 « Je suis le maire du développement économique » « Je veux encourager et développer le commerce à Marseillan » aime à clamer à tout bout de champ notre maire Yves Michel. Encourager et développer le commerce certes … Sauf quand un élu dit « d’opposition » souhaite ouvrir sa propre boutique. Là Yves et ses copains sont prêts à tout faire … pour lui mettre des bâtons dans les roues !!!!

 

Le contexte : David Sauvade et Marie-Ange Méric créent une boutique en centre ville

David Sauvade s’est récemment associé à Marie Ange Méric (la femme de l’ancien maire) pour ouvrir un commerce de produits du terroir afin de promouvoir, si besoin est, la culture et la gastronomie Marseillanaise et du Bassin de Thau auprès des habitants et des touristes.

Ils ont loué pour ce faire un pas de porte de 30 m² en plein centre ville. Le local est certes modeste, mais il a pour avantage de se situer en vis-à-vis d’une esplanade de 200 m² au droit de l’église.

Parfait pour y installer des tables et des chaises et pour proposer des assiettes de dégustation de produits locaux. Les deux  associés comptent logiquement sur cette terrasse pour réaliser l’essentiel de leur chiffre d’affaire

Le maire ne peut refuser la location de cet espace : cela rapportera de l’argent à la ville, et de plus cette esplanade ne peut servir à autre chose qu’à une terrasse de commerce, dans la mesure où elle est ceinte de garde-corps qui empêchent le stationnement des véhicules. En outre, elle est déjà occupée à moitié par le restaurateur voisin qui a, lui, reçu une autorisation.

 

Un traitement VIP : le 1er adjoint « prend personnellement » leur dossier en charge

Le 6 mars 2012, David Sauvade dépose auprès du service concerné, la police municipale, une demande en bonne et due forme d’occupation du domaine public pour 42 m² (le reste de l’espace non utilisé par leur voisin), plus 6m² au droit de sa façade, car le trottoir mesure plus de 3 mètres de large à cet endroit et permet aisément la circulation de personnes en fauteuil roulant ou de poussettes.

A la fin du mois de mars, n’ayant pas eu de nouvelles officielles, Marie Ange Méric part questionner la police municipale. Elle apprend alors que le dossier a été retiré de cette administration par Marc Rouvier, 1er adjoint au maire. Pourquoi ce traitement exceptionnel ? Personne ne sait.

On la prie de se rendre en mairie, auprès du secrétariat de Marc Rouvier, pour avoir des éclaircissements. Ce qu’elle fait aussitôt. Le secrétariat lui déclare qu’effectivement le 1er adjoint s’en occupe personnellement et « qu’une réponse est en préparation ».

Les jours passent et Anne ma sœur Anne ne voit toujours rien venir …

 

Jeu de piste … Sauvade et Méric ne peuvent pas mais personne ne sait pourquoi ! Et les élus non plus …

Le 5avril, David Sauvade rencontre par hasard Marc Rouvier et le questionne pour savoir où en est sa demande de terrasse. Marc Rouvier lui signale qu’un courrier lui a été adressé le 28 mars signifiant que sa demande d’occupation du domaine public pose souci « car il y a un problème avec l’urbanisme que je ne pourrai vous expliquer » ajoute le 1er adjoint, qui indique en outre que le fameux courrier peut être retiré au besoin auprès du secrétariat des élus.

Le 7 avril, toujours rien dans la boîte aux lettres et la boutique des deux associés, baptisée « LA MARSEILLANERIE », ouvre ses portes ; en l’absence de réponse, la terrasse est installée conformément au plan déposé à la police municipale.

Les premiers clients arrivent, au nombre desquels figurent… les agents de la police municipale ; pas vraiment des clients comme les autres d’ailleurs, puisque « mandatés par le 1er adjoint » ils viennent constater une « infraction à l’occupation du domaine public pour les 2 terrasses » (sur le côté de l’église et devant la boutique). Ils passeront ainsi 3 fois en 2 jours, selon le même rituel.

Le 9 avril, David Sauvade croise cette fois-ci Yves Michel, assis à la terrasse d’un café, et lui demande à son tour des explications sur ces sympathiques visites sans en connaître la cause …

Yves Michel : « Oui, c’est un problème d’urbanisme, mais je ne peux pas te l’expliquer, je n’ai pas suivi cette affaire (en fait, personne ne peux expliquer quoi que ce soit NDLR). Marc t’a cependant dit que le courrier était en mairie ».

David Sauvade : « C’est exact, mais primo je n’ai pas eu le temps de monter en mairie, et deuzio comme tout administré, je pense que je devrai en être directement informé. Fais-moi notifier ce fameux courrier par la police municipale ».

Yves Michel : « Je m’en occupe ».

 

Pas de bol ! Le courrier s’était perdu !!!!!

Pour une fois, Yves a tenu sa promesse : la police municipale passe le lendemain et remet enfin à David Sauvade la réponse de la municipalité !!!!

Et miracle !!!!! Le courrier daté du 28 mars arrive le même jour dans la boîte aux lettres de Marie-Ange Méric, avec le cachet de la poste daté du 9 avril !!! Le courrier, parti par voie normale le 28 mars de la mairie a mis 13 jours à être oblitéré par la poste et 14 jours pour parcourir 200 mètres (distance entre la mairie et notre siège social)…

« Ah-la-la-ces-facteurs-qu’est-ce-qu’ils-font-mal-leur-boulot !!!! » (J’espère que nous jouons bien la comédie, là).

 

Raison du refus : Méric et Sauvade n’ont pas rempli le formulaire de travaux imaginaires !!!

Quel est la nature des faits reprochés et qui empêchent d’accorder à Sauvade et Méric l’autorisation d’occuper le domaine public ?

Accrochez-vous au pinceau, on retire l’échelle : Marc Rouvier a constaté « un changement d’activité » de la boutique par rapport à son occupant précédent (un vendeur de vêtement) et exige que soit remplie une « demande d’autorisation de construire ou d’aménager un établissement recevant du public(ERP) », ce qui n’a pas de sens, dans la mesure où rien à l’intérieur n’a été transformé ni modifié !!!! Détail amusant, cette demande exige un délai de 5 mois d’instruction (c’est écrit dessus) avant de recevoir une réponse positive ou non. C’est dire que cela entraîne l’impossibilité d’utiliser la terrasse avant au moins le mois de septembre…. C’est bête, et comme quoi il ne faut pas grand-chose pour rater sa saison !!!!

Le 11 avril, pas démonté pour autant, David Sauvade répond par courrier à M. Rouvier, lui expliquant ce qu’est en réalité un changement d’activité selon le code de la construction, avec citations du code à l’appui, que nous ne donnerons pas en intégralité pour ne pas lasser le lecteur.

On ne se prive pas cependant de citer quelques extraits de sa missive :

 « Il y a visiblement confusion entre « changement d’activité » comme stipulé dans votre courrier du 28 mars 2012 et « changement de destination », ainsi que nous allons le démontrer. Au delà, quel que soit le changement retenu, notre commerce présente toutes les caractéristiques de la légalité et retenir tel ou tel grief serait considéré comme de l’abus de droit […]

Ainsi, les travaux que nous avons effectués, à savoir uniquement repeindre la façade sans pose d’échafaudage sur le domaine public et sans aucune modification intérieure, n’entrent pas dans le cadre de la déclaration de travaux qu’il nous a été abusivement donnée à remplir, dans la mesure où « Ils sont réalisés à l'intérieur des volumes ou surfaces existants, [et qu’] ils permettent au minimum de maintenir les conditions d'accessibilité existantes […]

Monsieur l’adjoint au maire, je vous demanderai par conséquent de bien vouloir réétudier notre dossier avec attention. Je vous sais gré de tenter de veiller en tant qu’élu au respect des règlements et lois qui régissent l’activité commerciale, mais je vous conseille de vous renseigner (puisque vous intervenez ici hors champ habituel de vos délégations) avant d’envoyer tel ou tel courrier à vos administrés qui se soucient avant tout du développement économique du centre ville, un des axes fondamentaux de la politique municipale comme Monsieur le Maire aime à le déclarer.

Vous ne pouvez de plus connecter notre demande d’occupation du domaine public à une appréciation erronée du code de la construction et/ou du code de l’urbanisme (ce sont deux aspects totalement différents et qui méritent des traitements distincts), qui plus est, je cite votre courrier, pour cause de « changement d’activité ». Il est bon de rappeler ici que notre prédécesseur (vente de vêtements) avait reçu de votre municipalité une autorisation d’occupation du domaine public alors qu’il avait lui-même pris la suite d’une boutique de vente de produits du terroir. Selon votre logique il s’agissait là aussi d’un « changement d’activité » (je reprends volontairement vos termes) avec modification de façade (changement d’enseigne). Ce que vous avez accordé à l’un hier, vous nous le refusez aujourd’hui. Où est la logique ?

Je me suis par ailleurs procuré la liste des nouveaux commerces ouverts depuis votre élection. Cette liste est facile à établir, puisqu’elle paraît dans chaque nouveau numéro du journal municipal. Je vous prie de bien vouloir m’autoriser, ainsi que mes prérogatives de conseiller municipal me le permettent, à consulter l’ensemble des pièces déposées à l’urbanisme par les gérants de ces établissements, afin de déterminer s’ils ont également été tenus aux mêmes contraintes par les élus de la ville, à savoir déposer un dossier complet nécessitant 5 mois d’instruction (selon les documents à remplir que vous nous avez fait parvenir), comme nous.

Ce dont je ne doute pas un seul instant au regard de l’égalité de traitement des citoyens vis-à-vis de la loi, et parce qu’il ne vous viendrait jamais à l’idée de faire « deux poids deux mesures » sous prétexte que (mais je m’égare sûrement) je suis aussi élu dit « d’opposition ».

Si toutefois vous mainteniez votre appréciation sur ce dossier (ce qui me paraîtrait improbable, vus les éléments fournis ici pour éclairer votre jugement) je saisirai immédiatement le tribunal administratif en référé pour valider la justesse de mes propos.

Espérant une réponse rapide et positive afin de pouvoir commencer « à créer de la richesse » selon une autre formule chère à Monsieur le Maire et à créer aussi de l’emploi dans une ville durement touchée par le chômage, je vous prie d’agréer, Monsieur l’adjoint au maire, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Pas de bol ! Le courrier s’était perdu !!!!! (Bis)

Le 17 avril, par lettre recommandée, Méric et Sauvade reçoivent une réponse de Rouvier (tiens, cette fois-ci dans les temps !!!). Leur «  je vous conseille de vous renseigner (puisque vous intervenez ici hors champ habituel de vos délégations) avant d’envoyer tel ou tel courrier à vos administrés qui se soucient avant tout du développement économique du centre ville» l’a fait râler un peu : « Concernant le champ habituel de mes délégations et le courrier envoyé, je vous demande de vous reporter à la délégation de fonction et signature prise par M. le Maire Yves MICHEL » nous répond-il !

Le plus important n’est pas là : le 1er adjoint ajoute que « la copie du courrier daté du 15 mars 2012, en réponse à la demande d’occupation du domaine public, qui a été envoyé le 16 mars 2012 n’a toujours pas été retirée et reste à votre disposition ».

Là, les associés tombent des nues : un autre courrier les attend en mairie depuis 1 mois, sans que ni l’un ni l’autre n’aient été informé !!!

Le comique de répétition, y’a que ça de vrai… Allez tous en chœur puisque vous connaissez maintenant les paroles :

« Ah-la-la-ces-facteurs-qu’est-ce-qu’ils-font-mal-leur boulot !!!! » (bis)

 

L'autorisation est accordée, mais d’un côté seulement ….

Hop là ! Escaliers 4 à 4, le parcours est maintenant connu. Marie Ange récupère le fameux courrier du 15 mars : LES ASSOCIES POURRONT ETRE AUTORISES A OCCUPER LE DOMAINE PUBLIC, MAIS SEULEMENT DU COTE EGLISE.(1)

Les 3 personnes qui nous ont suivis sans dormir jusque là vont nous dire : « attendez, ça ne va pas ! Pourquoi avoir dit que l’occupation du domaine public était refusée, pourquoi avoir dit aussi qu’entre le 7 et le 9 avril la police municipale était venue pour dresser des rapports d’infraction alors que depuis le 15 mars les 2 associés étaient autorisés à sortir la terrasse ? »

Ben nous aussi on aimerait savoir …. Nous aimerions savoir pourquoi, s’ils étaient dès le 15 mars autorisés côté église par Marc Rouvier, celui-ci a envoyé la police début avril pour les verbaliser … entre autres pour occupation de la terrasse côté église !!!!

Il y a des choses qui nous échappent…

De plus, la fameuse « copie » (dixit) du courrier envoyé le 15 mars s’est révélée en fait être un original, puisque elle comporte la signature authentique de M. Rouvier.

David Sauvade se rend sur ces entrefaites à la police municipale pour demander à signer sa convention d’occupation du domaine public. Puisqu’il est autorisé depuis le 15 mars à monter sa terrasse, les services administratifs ont eu 1 mois pour préparer ladite convention. Plus qu’il n’en faut. Là surprise ! La police municipale n’est pas au courant qu’une autorisation lui avait été délivrée !!! Les lenteurs de l’administration sûrement….

De là à ce que certaines mauvaises langues en concluent que ce « courrier du 15 mars » a été rédigé en fait mi-avril, suite à notre lettre du 11 courant, il n’y a qu’un pas que nous n’oserions franchir sous peine d’attenter à la respectabilité des élus de la majorité….

 

Pourquoi d’un seul côté ?

Comme nous l’avons déjà raconté, les gérants de « La Maseillanerie » avaient demandé à occuper les deux côtés du domaine public, contre l’église et sur le trottoir, qui  mesure plus de 3 mètres de large au droit de la façade. Il faut laisser une bande de 1,4 mètre pour le passage des fauteuils handicapés. Cette occupation sur 1 mètre ne gênerait donc en rien.

Cependant elle a été refusée.

Reste l’hypothèse selon laquelle, pour des questions d’harmonie (le restaurateur à gauche a été soumis (Oh surprise !!!) et subitement le 18 avril aux mêmes règles que nous), les élus ont souhaité que les trottoirs soient libres de toute occupation. Pourquoi pas ?

Mais dans ce cas, comment justifier que les autres commerçants de la rue à droite de la boutique, aient eux reçu une autorisation de déballer sur le trottoir ?

On va tenir alors un raisonnement tortueux : peut-être est-ce parce qu’ils n’ont pas de terrasse en vis-à-vis, et que c’est là leur seule possibilité ? Dans ce cas, les élus de la majorité pourraient alors dire (mais c’est tiré par les cheveux) : «Soit vous utilisez le trottoir, soit la terrasse, mais pas les deux ».

Ce raisonnement ne tient pas la route non plus. Car un établissement boulevard Victor Hugo a reçu l’autorisation de déballer en façade, mais aussi de constituer une terrasse sur le domaine public quelques mètres plus loin …

Méric et Sauvade se sont donc permis de signaler ces incongruités (qui ne font l’objet par ailleurs d’aucun article dans le règlement d’occupation du domaine public) aux responsables de la ville par Email et le 27 avril par courrier.

Monsieur Gueylard, le directeur général des services, est venu gentiment et en personne à la boutique leur apporter une réponse : « Le maire fait ce qu’il veut, mais vous pouvez attaquer sa décision si vous le souhaitez ».

Bonjour la qualité de l’explication !

Mais à l’arrivée et après 20 jours de bagarre, Marie-Ange Méric et David Sauvade ont pu finalement occuper une grande partie de leur terrasse, et pensent que leur commerce est sauvé, et que c’est bien là l’essentiel.

 

(1)   Par lettre du 23 avril portée à domicile par la police municipale, cette autorisation est confirmée par Marc Rouvier, qui reconnaît la justesse des arguments techniques fournis par David Sauvade dans sa lettre du 11 avril . On se permet de livrer tel quel un des paragraphe de cette missive : « Aujourd’hui effectivement, nous pourrions considérer au regard de la jurisprudence qu’il n’y a pas de changement de destination. Pour autant, par rapport à la mise en œuvre de ces documents très récents, il est évident et normal qu’il n’y ai pas de jurisprudence. Donc nous prenons acte, suite aux informations que vous nous avez fournies, qu’il n’y a pas de changement de destination du local dont vous êtes locataire ».

Si quelqu’un possède chez lui un dictionnaire Français/Rouvier ou Rouvier/Français qu’il nous fasse signe pour nous aider à traduire ce paragraphe incompréhensible !

Vous pensez donc que tout est réglé ? Eh bien non ! Ne manquez pas la suite de ces aventures car la majorité n’a pas du tout l’intention d'en rester là !!!!

Posté par MarseillanThau à 14:19 - - Commentaires [20] - Rétroliens [0]
23 avril 2012

Résultats des votes à Marseillan. Chiffres et analyses

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle pour Marseillan ont été officialisés le 22 vers 20H40.

Les voici, pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore :

Electeurs inscrits : 6262

Votants : 5050 (80,6%)

Exprimés : 4949

Résultats des candidats dans l’ordre des suffrages :

Nicolas SARKOZY : 29,6%

Marine LE PEN : 27,2%

François HOLLANDE : 22,2%

Jean Luc MELENCHON : 10,7%

François BAYROU : 5,5%

Eva JOLY : 1,9%

Nicolas DUPONT AIGNAN : 1,5%

Philippe POUTOU : 0,8%

Nathalie ARTHAUD : 0,5%

Jacques CHEMINADE : 0,1%

 

Les candidats de gauche

François Hollande recueille un peu plus de bulletins que Ségolène Royal, 22,2% contre 21,2% en 2007 pour cette dernière.

Le premier gagnant de ce scrutin est Jean Luc Mélenchon, qui totalise davantage de voix (10,7%) que l’addition de tous les candidats de la gauche de la gauche réunie en 2007 (environ 7%).

Mais comme on le voit cependant, les scores des candidats de gauche sont en deçà de la moyenne nationale.

 

Le candidat du centre

Bayrou s’effondre, en perdant exactement 7 points, de 12,5% en 2007 contre 5,5% en 2012.

 

Les candidats de droite

Que Nicolas Sarkozy sorte en tête, rien de surprenant dans une ville qui l’avait placé très haut au 1er tour en 2007, avec 34% des suffrages, 12 points devant Ségolène Royal. Il perd cependant 5 points par rapport à la dernière échéance.

Marseillan est majoritairement à droite depuis une quinzaine d’année, selon une proportion moyenne de 55/45 en faveur de la gauche. Au second tour en 2007, le président candidat l’avait d’ailleurs emporté haut la main, avec près de 61,5% des suffrages.

 

Le deuxième gagnant, et c’est triste à dire, est Marine Le Pen. Le Front National accroît encore son score de 16,4% pour atteindre 27,2%, ce qui la place en 2ème position à Marseillan, alors ce "parti" n’était « que » 3ème en 2007.

 

Montée du Front National : comment expliquer ce résultat catastrophique pour tous les démocrates ?

On va tout de suite balayer une série de réflexions qui voudraient lier le résultat d’hier soir à la couleur politique du maire, dans le style « si des élections municipales avaient lieu demain, Yves Michel perdrait 5 points comme son candidat Nicolas Sarkozy ». Ce serait une très mauvaise analyse.

Pour s’en convaincre, Il suffit de regarder les résultats de Vias, une commune avec un maire de gauche, où Le Pen dépasse les 31%, suivi par Sarkozy à 26%. Hollande n’y recueille que 22,3% des voix..

Les électeurs se sont donc exprimés indépendamment du marquage politique de leur maire pour ce scrutin national. Dans le département, en dehors des zones très rurales et de Montpellier (environ 10% de votes extrême droite), les résultats sont d’ailleurs un peu partout les mêmes : 27,6% à Agde, 26,8% à Lunel, 28,9% sur le canton de Frontignan etc. en faveur de Marine Le Pen.

 

Où chercher alors les raisons du vote en faveur de la droite extrême ?

Délitement du lien social, renforcement de la « peur de l’autre », de son voisin, perte de repères et de confiance dans les « partis de gouvernement », vote de protestation …. Tout a été dit en long et en large.

Une raison majeure n’est qu’assez rarement évoquée par les politiques et les analystes, et qui pourtant saute aux yeux.

 

Etude comparée des cartes du chômage et du vote Front National

 

D’abord la carte du chômage :

 Chomage

Source : INSEE 2011 

 

Puis celle du vote Front National :

 vote le pen

 

Source : Le Figaro du 22 avril 2012

Elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau !!!!!

 

 

Dans le détail :

Départements où le chômage était supérieur à 11% en 2011 dans le sud  :

Pyrénées Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches du Rhône, Vaucluse, Var

Résultats du vote Le Pen en 2012 :

Rappel : le Front National a réalisé 18,01% des suffrages au niveau national

Pyrénées orientales : 24,23%, Aude : 23,22%, Hérault : 22,18%, Gard : 25,51%, Bouches du Rhône : 23,38, Vaucluse : 27,03%, Var : 24,83% (source : Midi Libre du 22 avril 2012).

 

On pourrait multiplier encore les exemples par 100 et on constatera presque toujours une corrélation entre chômage et vote d’extrême droite.

 Le Pen

Réaction aux 27% de Marine Le Pen, affiche taguée à la grille.

Inutile de chercher midi à quatorze heures : les personnes qui ont voté en faveur  du Front National ne sont pas tous d’affreux nostalgiques du maréchal Pétain ou des « crânes rasés casseurs d’arabes » mais des hommes et des femmes touchés directement ou indirectement par le chômage et qui manifestent ainsi leur « ras-le-bol » avec le seul moyen qui leur reste à disposition : le secret de l’isoloir.

On ne le dira jamais assez : les « solutions » proposées par le Front National ne feraient qu’aggraver une situation déjà fort difficile (la sortie en catastrophe de l’Euro par exemple, jugée dévastatrice par tous les économistes et synonyme de reprise de l’inflation, donc de baisse immédiate du pouvoir d’achat) et n’iraient absolument pas dans le sens des intérêts des travailleurs. Sans parler, mais cela a été maintes et maintes fois répété, du pointage du doigt de « boucs émissaires » responsables de la crise, avec un relent de quelque chose que les plus anciens d’entre-nous ont vécu.

Ventre affamé n’a point d’oreille, dit le proverbe … Ne cherchons cependant pas à convaincre ces électeurs avec des arguments philosophiques qui n’auraient pas de sens pour eux. Recréons de l’emploi, assurons une sécurité et un confort social pour ces familles et le Front National reviendra au niveau où il a toujours mérité d’être, celui avant la deuxième crise de 1979, à moins de 1% des suffrages !

Facile à dire, pas facile à faire …. La balle sera dans le camp du futur président de la République. Immense tâche que celle-là !

David Sauvade

Posté par MarseillanThau à 22:13 - - Commentaires [30] - Rétroliens [0]
03 avril 2012

Quand l'ancien "patron" d'Yves Michel tacle sa gestion municipale

Vous le savez, le maire est en train de vendre l’ensemble du patrimoine foncier de la ville : campings, ancien hôpital, Luna Park, stade de foot … Tout cela pour payer ses investissements mirobolants. On l’a répété au dernier conseil : seules la mairie, l’église et les écoles échappent encore aux agences immobilières !!!!

Et nous autres « socialo-communistes allergiques à la gestion » (comme nous qualifiait le maire), nous ne comprenons rien « au management dynamique du patrimoine » parce que nous avons le tort de nous opposer à ces ventes pour des motifs que nous avons assez souvent exprimés ici…

 

Nous lisons nos confrères, et en particulier « Hérault Tribune ». On y trouve des articles de grande qualité. Nous nous permettons de citer l’un d’entre eux en partie, puisqu’il est en rapport direct avec notre affaire :

« …Et pour finir, je dois rappeler un autre artifice que je trouve gravissime car il impacte particulièrement les générations nouvelles. La mairie est en train de brader le patrimoine municipal. Plus de 4 millions d’euros de produits de cessions immobilières étaient attendus dans le budget 2011.Ce sont plus de 5 millions d’euros en 2012. Vendre son patrimoine pour combler les trous n’a jamais été un bon plan. En général, c’est l’ultime recours !

Après tout ça, que va-t-il rester à la population, et à nos jeunes en particulier ? Des impôts d’un niveau élevé.

Des dettes qu’il faudra bien solder. Un patrimoine municipal sérieusement entamé. On peut dire que si la population éprouve le besoin de remercier les responsables municipaux, ce ne sera surement pas de la manière qu’ils souhaitent ! ».

 « Arrêtez de tourner autour du pot et dites-nous quel opposant à Yves Michel a écrit cet article ! »  En fait l’auteur de cet article n’est pas Marseillanais, mais Agathois… et il ne parle pas de la braderie du patrimoine Marseillanais, mais de la gestion Agathoise !!!

Comme quoi les mêmes situations entraînent les mêmes critiques…..

Bon alors, qui a écrit ça ?

L’auteur n’est autre que Henri Couquet, conseiller municipal d’Agde. C’est tout le sel de cette histoire.

Car pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Henri Couquet a été adjoint aux finances d’Agde. Il sait donc de quoi il parle quand il évoque la réalité des budgets communaux.

Et ce n’est pas un de ces « socialo-communistes allergiques à la gestion » stigmatisé par l’UMP Yves Michel. Et pour cause :

Henri Couquet a été pendant de nombreuses années le responsable cantonal de l’UMP, c’est à dire le « patron » de l’UMP de notre canton, et par voie de conséquence le « patron » politique de Yves Michel !!!

Comme quoi il existe une méthode intelligente de gestion, l’une qui consiste à traiter  la situation présente en pensant aussi à l’avenir, et une autre qui privilégie l’instant, sur le mode du « après moi le déluge », et qui se réduit à se faire plaisir pendant un mandat sans réfléchir sur les conséquences à long terme. Ce clivage, ainsi qu’on le voit, dépasse largement le débat droite/gauche …. N’en déplaise à Yves Michel !

 

Source : http://www.herault-tribune.com/articles/12284/agde-la-gestion-municipale-au-scanner-par-henri-couquet

 

Posté par MarseillanThau à 13:06 - - Commentaires [29] - Rétroliens [0]
28 mars 2012

Conseil du 22 mars : compte rendu (suite et fin)

Résumé de l'épisode précédent : Yves Michel tente tant bien que mal de justifier sa gestion et se voit reprocher de récupérer à son compte les travaux lancés par l'ancienne municipalité, notamment sur le coeur de ville ...

Le maire, comme à son habitude, essaie de dévier la conversation ... Pour se faire attraper à nouveau !

Yves Michel : « Ben oui, c’est ça, vous dites n’importe quoi ! Sur la question de l’endettement : il est plus dangereux de le diminuer, et il y a plus de vertus à l’augmenter. Le chiffre global de la dette importe peu contrairement à ce que vous annoncez. Ce qui importe, c’est notre capacité à rembourser les annuités de la dette et ses intérêts. Vous avez augmenté aussi les charges de personnel de manière anormale. Nous y avons mis un frein, car si nous avions continué votre politique, nous aurions été en dépôt de bilan ».

 

Les employés :

David Sauvade : « Encore une fois Monsieur le Maire, ces embauches vous les avez votées lorsque vous étiez dans l’opposition, car elles correspondaient à un besoin réel de la population, notamment sur les crèches et le secteur périscolaire ».

Yves Michel : « Pas du tout [c’est faux, voir (1) NDLR], vous avez multiplié les embauches sans passer par le conseil sur des postes ouverts laissés vacants (2) !!!

David Sauvade : « Je vous l’ai déjà expliqué. Je récuse cette accusation infondée et par ailleurs vous aviez tout le loisir de connaître les embauches annuelles car en annexe du budget figure l’état réel des effectifs au 31 décembre ».

Yves Michel : « Mais cette annexe était fausse, puisqu’il y avait plus de postes ouverts que de titulaires !!

David Sauvade : « Moi je consulte et je lis votre tableau de cette année : 171 postes pourvus et 277 postes ouverts. Bravo ! » [Rires dans l’opposition].

 

Yves-Le-Rouge

Yves Michel (encore coincé) : « Sous votre mandat, vous aviez érigé la précarité en mode de gestion ! Nous nous apprêtons à corriger votre système en procédant à la titularisation de 29 personnes en CDD depuis de nombreuses années. C’était une politique indigne !!! Comme cela, vous disiez à tous les précaires : « Si vous n’êtes pas sage, on vous virera l’année prochaine ». C’est une honte !!! Comment peut-on laisser dans la précarité des familles entières, qui ne savent pas de quoi le lendemain sera fait ! Vous êtes comme vos candidats [Mélenchon et Hollande NDLR] adeptes des beaux discours et qui font le contraire une fois élus !!! Moi, j’ai agi, je vais mettre fin à la précarité et j’ai demandé aux syndicats du personnel d’être extrêmement durs avec quiconque encouragerait la précarité dans la fonction publique de la ville !!! (3) ».

David Sauvade : « Vous êtes élus depuis 2008 ; dites-moi combien de personnes vous avez titularisé entre cette date et le 31 décembre 2011 ».

Yves Michel : « 2 ».

David Sauvade : « Cela veut dire que vous avez laissé dans la précarité 29 personnes pendant plus de 3 ans sans que cela vous dérange ! Ces 29 précaires auxquels vous faites allusion sont des personnes que nous avions embauchées entre 2007 et 2008 sur des contrats courts ou des emplois aidés. C'est vous qui les avez maintenus dans la précarité en ne signant que 2 titularisations sur 32 en 3 ans ! »

Yves Michel : « Sur ma liste, attendez je compte, il y a 16 personnes que vous aviez embauchées avant 2006 ».

David Sauvade : « Faites-moi passer votre liste, puisqu’on ne peut pas donner les noms au conseil ».

Yves Michel : « Je vous la ferai passer plus tard ».

David Sauvade : « Donnez-la nous maintenant si vous en êtes si sûr ! Comme ça on pourra juger de qui a tort et qui a raison !!! Cette posture nouvelle de défenseur des employés vous va mal, car votre colistier de 2001 avait lui conservé des CDD pendant plus de 10 ans, au point qu’il avait reçu une injonction du préfet le mettant en demeure de titulariser ou de licencier ces personnes pour se mettre en conformité avec la loi !!!! »

Williams Méric : « Lorsque nous sommes arrivés à la mairie en 2001, 70 précaires étaient effectivement en poste, certains même depuis plus de 15 ans. Malgré les dépenses énormes qu’il a fallu dégager pour régler les factures impayées de mon prédécesseur et remettre à niveau les équipements de la ville, j’ai procédé à la titularisation d’une grande partie d’entre-eux, alors vous n’avez pas de leçons à nous donner ».

 

Les impôts :

Williams Méric : « La pression fiscale va encore augmenter cette année de 4,4%, ce qui est totalement injustifié au regards des excédents énormes de vos budgets. Je me renseigne, moi, sur la réalité du terrain et je suis allé vérifier quel était l’état des richesses des Marseillanais. Seuls 42% des foyers fiscaux sont imposables. Cela veut dire qu’une grande majorité de nos concitoyens a du mal à boucler ses fins de mois et vous voulez continuer à les matraquer davantage avec les impôts locaux. C’est intolérable !!! ».

Jean Claude Bernadat : « je suis abonné à la presse économique et les chiffres que vous donnez sont dans la moyenne nationale ».

Williams Méric : « Pas du tout ! Nous sommes classés à la 24 000ème place sur les 36 000 communes de France en matière de richesse ! ».

Jean Claude Bernadat : « Vos chiffres sont faux car l’INSEE fait une moyenne avec la population touristique. Elle divise par 20 000 habitants au lieu de 8 000 ! ». (D’où Jean Claude sort-il ce chiffre de 20 000 qui ne correspond à rien ? Si Jean-Claude avait raison, Agde, avec ses 100 000 touristes/jour en saison, devrait être loin derrière nous. C'est pourtant le contraire).

Yves Michel : « Vos chiffres sur Internet ne veulent rien dire et votre niveau d’intervention me fait peur. Je vous laisse à vos arguments socio-économiques ou socio ce que vous voudrez, et je me limite quant à moi à mes petits budgets ! ».

Williams Méric : « Vous ne voulez pas voir la vérité en face et ces chiffres sont officiels !!! Et qu’est ce que vous appelez « mes petits budgets » ? Les 25 millions du budget principal ? Vous êtes totalement déconnecté de la réalité !!! ».

 

Yves est le seul dieu et Jean-Claude est son prophète :

Jean-Claude Bernadat : « Moi, lorsque j’ai acheté à Marseillan il y a 10 ans, mon père m’a dit. « Tu es fou !!! Cette ville est sale ». Je ne l’ai pas écouté, et mes impôts ont augmenté sans que rien n’évolue. Avec Yves, on a vu tout de suite le changement, tout est beau, tout est propre, cet homme est le plus grand gestionnaire que j’ai connu, il remodèle la ville et y imprime sa marque et en plus sans augmenter les impôts ! ».

David Sauvade : «+4,4% d’augmentation cette année, +270 000€ de pression fiscale en 2012. Officiellement selon la majorité, il n’y a pas de hausse d’impôt !!!! »

André Giron : « La seule hausse naturelle des bases vous apportait 110 000 euros de recettes supplémentaires au budget. Vous auriez pu vous en contenter vus vos excédents !!! Il n’est pas question que nous cautionnions votre politique de ruine des Marseillanais ! ».

Ainsi se termine notre compte rendu. Merci de nous avoir suivis et à Bien Thau !!!!!

 

1)      Yves Michel a voté toutes les embauches réalisées sous notre mandat, sauf les créations de postes de cadres, 4 en tout : la preuve :

Conseil du 28/05/01 : Création d’un poste de chargé de Mission : Yves Michel vote pour

Conseil du 28/06/01 : Création d’un poste d’agent de salubrité principal : Yves Michel vote pour

Conseil du 24/07/02 : Tableau des effectifs du personnel : Yves Michel vote pour

Conseil du 09/01/03 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Conseil du 14/11/03 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Conseil du 16/12/03 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Conseil du 13/01/04 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Conseil du 05/02/04 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Conseil du 14/04/05 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Conseil du 24/05/05 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Conseil du28/06/05 : Modification du tableau des effectifs : Yves Michel vote pour

Etc … Etc …

 

2)      Pour embaucher, il faut d’abord créer le poste correspondant en conseil. C’est ce qui s’appelle « ouvrir le poste » en langage technique.

 

3)      Notre maire caméléon change de couleur comme ça l’arrange. Cette fois-ci il a voulu la jouer à « plus à gauche que moi tu meurs » ! Sauf que pour Yves MicheGuevarra, notre révolutionnaire ultralibéral, les faits sont en total décalage avec son discours. En 2008, il avait tenté de faire travailler gratuitement 13 jours par an les employés, au nom de la remise en cause de l’accord sur les 35 heures signé à notre époque : voir nos articles : http://marseillanthau.canalblog.com/archives/2008/12/index.html

Et http://marseillanthau.canalblog.com/archives/2009/02/index.html.

Cela avait loupé, mais il a quand même imposé 2 jours de travail gratos aux employés (travailler plus pour gagner pareil !) et a assujetti les primes de fin d’année aux arrêts maladie et même aux accidents du travail. Ça c’est un maire qui fait du social et qui se soucie des fins de mois des agents communaux !!!!!

On ajoutera à cela le recours systématique aux entreprises privées pour faire le travail dévolu normalement aux fonctionnaires et le coût de cette politique : http://marseillanthau.canalblog.com/archives/2011/10/24/22461836.html

 

Posté par MarseillanThau à 20:29 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
25 mars 2012

Conseil municipal du 22 mars (1ère partie)

Encore une fois nos pronostics étaient les bons : début du conseil à 18H00, fin à 21H00, soit 3 heures de débats.

Il y avait 25 points à l’ordre du jour, dont 13 ayant un rapport direct avec le budget. Les autres points n’ont presque pas donné lieu à discussion, nous passerons très rapidement là-dessus : on ne s’est même pas « attrapé » sur les pistes cyclables (point 23) car Monsieur le Maire a daigné demander des subventions, contrairement à son habitude.

Sur les 3 heures de débats, 2 heures ont été consacrées aux questions financières. Ainsi, notre compte-rendu portera essentiellement sur des questions … financières (vous l’avez deviné !).

Bonne lecture !

 

Hors conseil : présentation du diagnostic de l’église St Jean Baptiste

Notre église mérite un certain nombre de travaux. En témoignent les multiples cailloux qui sont tombés dans la propriété de Williams Méric, jouxtant cet édifice, pour ne parler que des événements récents.

D’après François Briaudet, un expert mandaté par la ville, le coût total des travaux (extérieur comme intérieur, chauffage, électricité, peintures, tableaux …) est légèrement supérieur à 1 million d’euros. Ces travaux seront exécutés en 4 phases d’un an chacune pour un montant de 250 000 euros pièce.

La bonne nouvelle, c’est que la majorité des travaux extérieurs concernent le jointage et le remplacement de pierre là où Williams se fait bombarder (« Cette étude a été commandée en septembre, donc avant les remarques de M.Méric en conseil » Dixit M. le maire). Il n’y a donc pas de travaux structurels sur l’édifice, ce qui aurait coûté bien plus cher.

Ce plan nous a semblé complet et nous y avons souscrit bien volontiers.

 

Le reste du conseil :

Points 1 à 5 : reprises anticipées des résultats de l’ensemble des budgets

David Sauvade : « D’ordinaire, on procède à une reprise anticipée lorsqu’on a besoin urgent de crédits. De mémoire, c’est la première fois qu’on nous propose de fonctionner ainsi. Y a-t-il une raison à cela ? ».

Yves Michel : « C’est simplement pour éviter de passer par des décisions modificatives budgétaires après l’adoption des comptes administratifs ».

David Sauvade : « Le problème, c’est que vous nous proposez de nous prononcer sur des résultats que nous supposons fiables, puisqu’ils sont fournis par le comptable public, mais sans avoir le détail des calculs. Ainsi pour juger votre gestion, il aurait été intéressant de connaître ligne par ligne votre exécution budgétaire. Nous n’avons ainsi pas de base correcte pour évaluer vos budgets 2012. Par conséquent nous voterons contre l’ensemble des budgets proposés ce soir ».

Yves Michel : « là David, je ne comprends pas. Pendant votre mandat, vous nous faisiez voter le budget primitif en janvier, sans nous donner de quelconques résultats sur les budgets précédents. C’était normal pours vous, et maintenant vous faites mine de vous offusquer quand vous êtes dans l’opposition ».

David Sauvade (coincé, si, si ça arrive) : « Cependant vous avez en votre possession les comptes administratifs du comptable public. Il aurait été facile de nous les communiquer pour éclairer notre jugement, cela ne fera pas varier notre avis ; et de toute façon nous aurions voté contre le budget primitif principal, pour des raisons que nous développerons plus tard».

Yves Michel : « Le contraire m’aurait étonné ».

Moralité : nous avons voté contre les points 1 à 5, mais aussi contre les points 6 à 9 et 11 (les budgets primitifs communaux).

 

 

Le vote des budgets et des taux

On passe directement aux choses sérieuses avec le vote du budget primitif. Le budget primitif est en fait le prévisionnel de dépenses et de recettes escomptées par la ville pour l’année à venir.

L’occasion pour Yves Michel de dire tout le bien qu’il pense de son propre budget, car selon l’adage, on n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Yves Michel : « les charges à caractère général [l’énergie, le petit matériel …NDLR] sont en légère diminution. Les charges de personnel augmentent raisonnablement de 3%, mais globalement, les dépenses sont maîtrisées à hauteur de +1% par rapport à 2011.

En investissement, nous poursuivons notre politique d’équipement et de modernisation, à hauteur de 7 millions d’euros. Voici les grandes lignes de notre budget primitif. Des questions ? ».

David Sauvade et André Giron : « En 2009 nous avions commis l’erreur de vouloir commenter le premier budget primitif de votre mandat. Nos calculs se sont révélés faux. Pourquoi ? Parce que nous avions cru que vous bâtissiez, comme nous, vos budgets primitifs avec sincérité alors que vos prévisionnels n’ont qu’un rapport lointain avec les dépenses réelles constatées en fin d’année.

Des modifications peuvent intervenir sur un budget donné et c’est bien normal.

Pour un budget de fonctionnement comme le nôtre, à plus de 10 millions d’euros, nous voulons bien accepter une marge raisonnable d’excédent de 200 à 500 000 euros tout au plus. Mais chez vous, on atteint des volumes jamais vus !!! Vos excédents avoisinent les 2,5 millions d’euros en 2011 !!!!!

Pour l’investissement [les gros travaux], c’est même pire : vous n’avez pas réalisé la moitié des travaux programmés sur votre budget depuis le début de votre mandat !!!!

Nous le soulignons à chaque fois, vous gonflez vos budgets prévisionnels pour des raisons de politique politicienne, pour dire : « Regardez ce que je vais faire ! » C’est du pur affichage !!!

Mais cela justifie selon vous les efforts demandés aux Marseillanais…

Car Il vous faut plus d’argent dans les caisses ! Vous avez vendu pour plusieurs millions d’euros l’ensemble du patrimoine communal. Il ne reste plus à vendre que la mairie et l’église, cela pourrait être une bonne opération immobilière une fois celle-ci rénovée …

Certains pourraient dire « d’accord, il a vendu le patrimoine communal, mais c’était pour payer des travaux important ». Ce n’est pas notre politique, mais cela pourrait éventuellement se justifier si cela permettait de financer des travaux de manière indolore pour le contribuable.

Mais non !!! Vous continuez à augmenter les impôts !!!! Songez que la pression fiscale sur les Marseillanais est passée sous votre mandat de 6,5 millions en 2007 à 8,2 millions en 2012 ! Ainsi, depuis votre élection, vous avez engrangé sur la seule imposition 1,7 millions de plus, soit 340 000 euros par an. Lorsque vous étiez dans l’opposition, que vous n’aviez pas de mots assez durs contre Williams Méric, qui étranglait selon vous les contribuables avec une augmentation moyenne de 260 000 euros par an sans vendre le patrimoine !!!!

Et la dette, elle, continue de s’envoler!!!! Vous l’avez accrue de 3,5 millions depuis votre élection !!!! Et en plus cette année vous proposez d’emprunter 2,7 millions, c’est à n’y rien comprendre !!!

Pour résumer, vous avez 2,5 millions d’économie que vous planquez sous votre matelas à dormir sans rien faire. Pour éviter de toucher à cet argent, vous empruntez 2,7 millions à la banque et vous demandez encore une fois aux Marseillanais de mettre la main à la poche. C’est incompréhensible !!!! Je ne sais pas qui vous monte les budgets, mais changez en vite ! [Yves Michel paie un partenaire privé pour monter ses budgets depuis 2008 NDLR]».

Yves Michel : « Monsieur Sauvade à l’art de s’arranger avec les chiffres. Un coup vous nous parlez de pourcentage, un coup de chiffres bruts. Vous tentez de faire peur aux Marseillanais mais votre tactique ne prend pas.

Je vais vous répondre point par point : en 2011 notre budget a été exécuté correctement avec 98% de réalisé en fonctionnement et 80% en investissement [le « réalisé » ce sont les dépenses prévues au budget et réellement effectuée NDLR].

David Sauvade : « Ce serait effectivement une première. J’attends confirmation avec le vote du compte administratif ».

Yves Michel : « Nous avons ensuite promis de ne jamais augmenter les taux au-delà de l’inflation, et nous tenons notre promesse, malgré l’état déplorable dans lequel nous avons trouvé les finances en 2008 ! Songez que dès le lendemain de mon élection, j’ai été convoqué en urgence par le sous-préfet, lequel m’avait signifié que Marseillan se trouvait dans le rouge, puisqu’elle faisait partie des 10% des communes les moins bien gérées du département ».

 

Notre Suprême Gestionnaire nous guide vers un avenir radieux ….

David Sauvade : « Il y a un menteur alors. En avril 2008 le préfet de département annonçait , dans la Gazette de Sète, je cite, que « le cas de Marseillan n’était pas inquiétant ».

Yves Michel (coincé) : « Oui, mais ça c’était après mon élection, après avoir pris les mesures correctrices nécessaires pour rétablir le budget. Dès mon arrivée, j’ai procédé à la relance économique et touristique. Marseillan était une ville morte et désertée en 2008, et maintenant nous sommes en augmentation permanente d’accueil touristique, grâce aux fonds FISAC et aux efforts sur la qualité d’accueil ».

David Sauvade : « Oh merveille des merveilles !!! J’oublie à chaque fois vos talents surnaturels de gestionnaire!!!! En 10 jours vous avez donc fait sortir du rouge les comptes de la ville et de même vous avez résorbé en 6 mois le trou financier censé perdurer 5 ans selon votre audit !!!! Avant Marseillan était plongée dans les ténèbres et d’un seul coup le soleil s’est mis à briller de mille feux pour saluer votre élection. Mais de qui se moque-t-on ici ? Le pire c’est que vous arrivez à débiter ces fables sans rire !!!!

Pour le FISAC laissez-moi rire aussi. C’est notre municipalité qui en est à l’origine. Quant aux travaux du cœur de ville que vous présentez comme votre mesure phare, ils avaient été commandés sous notre municipalité en 2008. Vous les avez inexplicablement décalés en 2011, alors que vous avez touché les subventions dès la première année de votre mandat ! ».

Qu'est-ce que le maire va répondre ? Ne manquez pas le prochain épisode de notre compte-rendu !!!!

A très Bien Thau !!!

Posté par MarseillanThau à 22:51 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]