Collège « Pierre DELEY »

C’est maintenant officiel. Le collège de Marseillan - dont le mérite de la réalisation revient essentiellement, quoi qu’en disent certains, à la municipalité conduite par Williams MÉRIC - portera bien le nom de « Pierre DELEY », pilote aviateur, pionnier de l’Aéropostale, et enfant de Marseillan. Ainsi en a décidé le Conseil Général de l’Hérault - seul organisme décideur, d’après la Loi -  dans sa séance du 14 avril 2008, ayant retenu ce nom entre plusieurs propositions, dans le respect de la parole donnée lors de la pose de la première pierre de cet établissement ouvert en septembre 2004.

Cette décision, approuvée par M. le Préfet le 22 avril, et par M. l’Inspecteur d’Académie par lettre du 13 juin, est donc exécutoire et irrévocable. L’information a de plus été publiée dans le magazine du département n° 170 de juin 2008.

C’est la fin d’une polémique stérile qui durait depuis 3 ans, source de perte de temps et d’énergie, alors que tant d’adolescents connaissent de nombreux problèmes. Polémique faite de mensonges, de ragots, de falsification de l’histoire, et d’atteintes répétées à l’honneur de notre compatriote, ce pilote courageux et modeste, dont tous ses camarades, sans exception, soulignaient les qualités humaines et professionnelles.

Contrairement à ce qui a été dit et écrit ici ou là, pendant la 2e guerre mondiale Pierre DELEY a été maintenu en Amérique du Sud par le « Gouvernement de la France Libre ». Avec 10 de ses camarades, il était chargé de préserver et maintenir en état de fonctionnement, en prévision de la reprise des vols commerciaux d’Air France à la libération, les installations qu’il avait contribué à créer dès 1929 en tant que pionnier de l’ « Aéropostale ». Installations qui étaient convoitées, d’une part par les USA (Pan Américan) et, d’autre part, par l’allemagne nazie (Lufthansa) dont certains gouvernements sud-américains étaient proches.

Ces faits sont avérés par les archives d’Air France détenues par le « Musée Air France », à Paris, ainsi que par les archives personnelles du pilote Paul Vachet, grand ami de Pierre Deley et Directeur adjoint des transports civils du gouvernement de la France Libre.

Les calomnies et la diffamation dont Pierre Deley a été accablé pendant ces 3 dernières années ne sont donc qu’une honteuse falsification de la vérité. (1)

Ainsi, aujourd’hui, un hommage, amplement mérité, est enfin rendu à un enfant du pays qui a participé à cette aventure extraordinaire ayant marqué la première moitié du 20e siècle.

Il rejoint ainsi ses camarades et amis Saint Exupéry, Mermoz, Guillaumet, Reine, etc…qui ont, bien avant lui,  donné leur nom à de nombreux établissements scolaires.

Comme eux, il est un exemple pour la jeunesse ! Et les collégiens qui fréquentent et fréquenteront dans les générations futures le collège de Marseillan peuvent et pourront être fiers de leur parrain, qui était l’égal des meilleurs !

René ANGEL

(1) ceux qui souhaitent un complément d’informations à ce sujet peuvent consulter avec profit les ouvrages suivants, disponibles à la médiathèque :

-         « Marseillan, un village en Bas-Languedoc » - Tome 2 – p. 496 et 497 – Jean Fayet.

-         - « Paul Vachet, pionnier des lignes d’Amérique du Sud » - p. 186/187, 190 à 194, 208 -  Jack Mary.