Pour répondre aux commentaires de l'article précédent, voici ma contribution visible sur le site "Hérault Tribune depuis hier soir :

« Dans le cadre du plan de relance des collectivités pour tenter de contrer les effets de la crise économique, la municipalité de Marseillan devait investir 4,5 millions d'€ …ce qui a été fait à travers différents chantiers …puisqu'il y a un an, un audit commandé par la nouvelle municipalité avait pointé du doigt une situation financière délicate, ce que conteste régulièrement l'opposition. »

Voici donc le début et la fin de l’article du « Midi Libre » paru vendredi 27 novembre, à propos de l’achat de véhicules par la commune de Marseillan. Raccourci comme ça, cet article semble totalement incohérent …

Nous sommes dans une « situation financière délicate » et on dépense 4,5 millions d’euros ? Eh oui, eh non ! Et la réalité est malheureusement bien pire !!!

Rappel des faits :

Le 13 novembre 2008, l’audit financier sur les comptes publics, réalisé par le maire Yves Michel, annonce un déficit budgétaire colossal. La ville n’a plus les moyens de payer les dépenses courantes, et ne peut plus investir au moins jusqu’en 2013, tout ça parce que Méric, l’ancien maire a soi-disant mis la commune en faillite.

En mars 2009, surprise ! Les comptes officiels de la trésorerie sont publiés. Ils sont positifs ! L’audit était-il truqué ? « Mais non », nous dit Yves Michel, avec un aplomb incroyable : «En 6 mois j’ai résorbé le déficit prévu pour durer 5 ans parce que je suis un très bon gestionnaire ! ». On est prié de ne pas rire …

En mai 2009, L’audit est définitivement enterré, et ses conclusions avec …Yves Michel répond au plan de relance de Sarko et décide de dépenser… au moins 4,5 millions d’euros pour équiper la commune ! C’est ce que rappelle l’article de « Midi Libre » cité plus haut …. L’article de ne dit pas, en revanche, que Yves Michel a engagé non pas 4,5 millions, mais en réalité près de 8 millions d’euros. Sur ces 8 millions, 5,5 millions ont déjà été consommés. Les capacités financières de Marseillan sont largement dépassées. Le maire a emballé la machine : pour faire plaisir à Sarko, il s’est mis à faire du zèle ; il a lancé plus de 50 opérations d’aménagement sur la commune, sans subventions bien sûr … Comment équilibrer le budget alors ?: « pas d’inquiétude, je vais vendre le patrimoine communal, cela paiera mes dépenses » tente de nous rassurer le premier magistrat. L’opposition s’est bien sûr élevée contre cette idée de braderie, mais le mois dernier, le résultat était là : sur plusieurs millions de recettes attendues, aucun bien officiellement vendu, et zéro euros supplémentaires dans les caisses de la ville !!!! Ceci, conjugué à la baisse avouée des recettes sur la vente de biens immobiliers (les droits de mutations), laisse augurer des jours sombres pour le contribuable Marseillanais, ce qu’a admis à demi mots Yves Michel lors du dernier conseil municipal.

Voici quel est l’état réel des finances marseillanaises en cette fin d’année. Ou allons-nous ? Vraisemblablement dans le mur … Ironie de l’histoire, l’audit financier aura peut-être livré des conclusions correctes… avec un an d’avance, grâce à (ou plutôt à cause de) la politique d’Yves Michel et de sa majorité !!!!

David Sauvade