Vous le savez maintenant, la loi oblige les communes de plus de 5 000 habitants à compter au moins 20% de logements sociaux. Marseillan doit donc s’y conformer.

Il s’agit, pour rattraper notre retard, de construire pas moins de 500 logements sociaux ! Yves Michel s’est engagé à faire le nécessaire dans le cadre du futur PLU.

Et qui sera en première ligne pour faire appliquer la loi ? Notre adjoint à l’urbanisme, Joël Lafage. La tâche ne sera pas aisée, il faut le reconnaître.

Où Joël Lafage va t-il les mettre, ces fameux logements sociaux ? Dans le centre ville ? Aux Mougères ? Aux Onglous ?

Ah non ! Pas aux Onglous ! 

Pourquoi ? Parce qu’aux Onglous, il existe un citoyen déterminé à empêcher la pose du moindre parpaing de logement social. Laissons-lui la parole :

« Monsieur le maire,

Veuillez trouver ci-joint la pétition signée par les habitants du hameau des Onglous contre le projet de construction de logements sociaux …. Comprenez bien monsieur le Maire qu’il n’y a aucun a priori dans notre démarche, mais la ferme volonté de citoyens responsables de préserver leur quiétude et tranquillité dans une zone rurale où il serait inconscient de construire des logements sociaux  … Nous savons que la gérance de ces logements échappe toujours à la commune et que se [sic] sont des organismes tel que l’office HLM qui se chargent de les attribuer …. Les plus anciens et les plus autochtones d’entre nous se souviendrons [re sic] malheureusement que la dernière fois que la commune a pensé aux Onglous, c’était pour la construction des bassins de lagunage des eaux usées en 1970 …Les signataires de cette pétition sont les riverains de l’ancienne école, il va de soit qu’elle pourrait être élargie à Maldormir, au quartier de la gare et à Marseillan-plage … Nous sommes certains monsieur le Maire qu’aucune décision ne peut être imposée par quelques autorités que ce soit avec une telle opposition, fondée sur la logique et le bon sens des principaux intéressés ».

Que dit ce citoyen ?

1°) Que les locataires de logements sociaux troublent « la quiétude et la tranquillité » des riverains. Bref, que ce sont des individus bruyants et incontrôlables dont la présence n’est pas souhaitée dans les quartiers paisibles.

2°) Que la ville ne peut décider qui va y habiter : « Nous savons que la gérance de ces logements échappe toujours à la commune ». Il y a un risque de voir débarquer des tas de types à problèmes dont les autres villes veulent se débarrasser.

3°) L’implantation de logements sociaux est une nuisance pour le quartier en question, mais aussi pour les quartiers périphériques : « Les signataires de cette pétition sont les riverains de l’ancienne école, il va de soit qu’elle pourrait être élargie à Maldormir, au quartier de la gare et à Marseillan-plage ».

4°) Lorsque des gens du quartier sont contre l’implantation de logements sociaux, le maire n’a plus qu’à retirer son projet : «Nous sommes certains monsieur le Maire qu’aucune décision ne peut être imposée par quelques autorités que ce soit avec une telle opposition ».

Mais qui est ce citoyen si farouchement opposé aux logements sociaux ? Ce n’est autre que notre actuel adjoint à l’urbanisme, Joël Lafage !!!!!!

Joël Lafage était en 2002, à l’origine d’une pétition pour empêcher la construction aux Onglous …. De 4 (vous avez bien lu, quatre !) logements sociaux !!!!!! Et 8 ans plus tard, notre ami se retrouve obligé d’en faire sortir de terre 125 fois plus !!!! On rigole !!!!!

joel

(Texte de la pétition de Joël Lafage : cliquer dessus pour agrandir)

Donc si demain vous apprenez que la mairie veut implanter des logements sociaux dans votre quartier ou dans le voisinage, si vous pensez comme Joël Lafage que ces logements vont perturber votre quotidien, faites signer une pétition autour de vous, et sur le principe « qu’aucune décision ne peut être imposée par quelques autorités que ce soit avec une telle opposition » notre  adjoint à l’urbanisme ira aussitôt les implanter ailleurs. Car nous savons que Joël Lafage est un homme de parole. Il ne lui viendrait jamais à l’idée, comme  son mentor Yves Michel, de faire le contraire de ce qu’il a écrit la veille …