Nous avons appris lundi la terrible nouvelle : notre ami Freddy Farré n’est plus. Selon l’expression consacrée, une longue maladie l’a emporté.

Freddy Farré était conseiller municipal de Marseillan en titre, au côté de Williams Méric et des 5 autres membres de l’opposition.

 

FREDDY

Freddy Farré en 2008

C’était surtout un militant socialiste de longue date, puisqu’il avait adhéré au parti en 1977, voilà 35 ans.

En 1995, la section du parti socialiste de Marseillan est « mise en sommeil » par les instances fédérales et nationales pour cause de déchirements internes. Freddy Farré reprend une section désorganisée composée de...16 militants!!! Avec un petit groupe, il œuvre patiemment à la remobilisation de la gauche. Il passera la main à Williams Méric en 2008, après 13 ans de bons et loyaux services, avec une section forte de 40 militants.

C’est dire tout le travail de fond qu’a su accomplir Freddy dans cet intervalle. Freddy, on le trouvait rarement sur le devant de la scène. Pour lui, l’intérêt du Parti primait avant sa propre personne.

Ainsi à la fin des années 90, il était secrétaire de section, et un des rares militants à avoir une expérience d’élu, puisqu’il avait été conseiller municipal du maire Paul Arnaud entre 1982 et 1989. Il aurait pu prétendre mener le combat des municipales de 2001.

Au contraire, son mot d’ordre a alors été : « Maintenant, place aux jeunes ! » Il s’est naturellement effacé derrière Williams Méric et a soutenu sa candidature en interne, puis lors des élections de 2001. Il lui avait renouvelé sa confiance en 2008.

Freddy savait aussi que les municipales de 2001 ne pouvaient être gagnées sans le rassemblement des forces de gauches. Or depuis plus de 20 ans, communistes et socialistes ne se parlaient plus, et les différents semblaient irréconciliables.

Freddy a alors donné pour consigne d’apurer les affaires du passé avec la cellule du parti communiste, en proposant entre-autres la place de premier adjoint à André Giron, représentant du PC à Marseillan. Ce geste fort et le travail préparatoire en commun (il faut l’avouer mené au début avec une certaine méfiance) a permis de nouer une alliance qui dure encore actuellement.

Ainsi, la victoire de 2001 tient en bonne partie à l’action de Freddy. Il convient ici de lui rendre la place qui lui convient, celle d’un excellent organisateur, ne comptant pas son temps pour arriver à son but, la victoire de ses idées et de son parti.

Nous pourrions retracer toutes les campagnes locales, départementales, régionales ou nationales auxquelles Freddy a participé activement. Ses états de service sont trop longs pour être racontés ici.

Limitons-nous à Marseillan. En 2001, Freddy est élu au côté de Williams Méric. Il occupe d’abord le poste de conseiller municipal délégué aux ports, en binôme avec Patrick Etienne, puis devient adjoint au maire, chargé de la viticulture et des chemins ruraux. Constamment sur le terrain, il ne manquait pas à chaque réunion de la majorité de signaler les moindres désordres et dysfonctionnements constatés sur l’immense étendue (800 kilomètres de chemins et plusieurs centaines d’hectares de vignes) de sa délégation. Il avait également en charge les espaces verts de la commune, et était à l’origine de la mise en place des « jardins secs », c’est à dire la plantation d’essences locales moins gourmandes en eau et donc génératrices d’économie, politique qui s’est poursuivie jusqu’à lors.

A la fin de l’année 2007, Freddy Farré annonce à Williams Méric qu’il souhaite continuer le combat pour un nouveau mandat. « Mais je te le dis, ça sera le dernier » avait-il alors ajouté.

Nul ne pouvait à ce moment prévoir que les événements allaient encore une fois lui donner raison. Avec Freddy, le parti socialiste perd un militant dévoué. Les élus qui l’ont côtoyé, un ami sincère et la population Marseillanaise, un citoyen qui a œuvré avec passion pour servir la chose publique pendant près de 30 ans.

Nous adressons à sa veuve, Huguette, à sa fille Anne-Laure et à sa petite fille nos plus sincères condoléances.