La citoyenne d'honneur de Marseillan a été libérée.

On s'en réjouit car au bout de 6 années de détention cela doit être un vrai soulagement pour elle et sa famille.

Pour ma part dans cette histoire, je ne suis pas près d'oublier le débat que nous avions eu en conseil municipal du 10 décembre 2002 avec Messieurs Michel et Fabre (actuels Maire et adjoint au Maire) sur cette motion de soutien proposée par les différents comités  français afin de faire de la franco colombienne Ingrid Bétancourt, une citoyenne d'honneur dans plusieurs communes de notre pays.

A ce moment, nous croyions tous dans l'équipe municipale que cette question à l'ordre du jour serait une simple formalité ; Eh bien quelle ne fut pas notre surprise quant à la réaction d’une partie de l’opposition conduite à l’époque par Yves Michel.

Pourtant l'exposé de M. Méric au conseil municipal montrait qu'il s'agissait simplement d'un soutien moral pour cette femme qui mène un combat en faveur de la paix en Colombie.

M. Le maire considérait que  son enlèvement le 23 février 2002 était une entrave au débat démocratique dans ce pays. En soutenant son action en faveur de la justice sociale, de la lutte contre la corruption et pour la défense des plus pauvres, à travers elle, nous souhaitions créer un élan de solidarité avec les 3000  autres personnes enlevées dans ce pays. Considérant que son combat contre les narcotrafiquants était aussi le nôtre, il fut proposé au conseil municipal de soutenir l'action d'Ingrid Bétancourt et de la faire citoyenne d'honneur de la commune au regard du combat difficile qu'elle mène au péril de sa vie et de celle de ses proches en faveur du peuple colombien.

Le fait que M. Michel et M. Fabre aient voté contre cette motion de soutien et que Mme Lefevre se soit abstenue montre que leur sensibilité s'arrête bien aux portes de notre village.

Pour ma part, je souhaite que les soi disantes expériences de la misère et de l'injustice que M. Michel a vues lors de ces nombreux voyages à l'étranger (propos tenus lors de sa première réunion publique au cours de l'élection municipale) le rendent plus ouvert, car au cours de notre mandat cette incompréhension sur le cas Bétancourt nous a laissé un arrière goût de manque de solidarité. 

PATRICKPatrick Etienne

Ancien conseiller municipal